| — | Charles Baudelaire |
Parmi vous, combien savent qu’en France, à l’instar de la Gironde et de la Bourgogne, la région Île-de-France possède également son vignoble ? Vous serez sans doute peu nombreux à répondre par l’affirmative. On en parle en effet rarement. Et pourtant, au XVIIIe siècle, le vignoble francilien était la plus vaste terre viticole du pays, avec 42 000 hectares.
Aujourd’hui, les vignerons exploitent toujours des parcelles (dont la surface varie entre 100 et 4 800 pieds) mais ils manquent de moyens et de reconnaissance pour développer significativement le vignoble et sa notoriété. Aussi, l’Association des vignerons franciliens réunis (VFR) œuvre à leur côté depuis 2000. Son objectif : faire connaître le vignoble et le vin d’Ile-de-France.
Pour reconstruire l’image de la vigne francilienne, Patrice Bersac, président de la VFR, propose d’adopter l’indication géographique protégée (IGP). Ce label européen, créé en 1992, constituerait une première étape vers la reconnaissance du vignoble.
Mais certains acteurs du secteur voient d’un mauvais œil ces initiatives car elles viendraient accroître l’offre, et donc la concurrence, sur le marché viticole français. Aussi, face à la pression de quelques lobbies, l’Etat, qui dispose d’outils pour accompagner l’essor du vignoble francilien, à l’instar des droits de plantation, semble freiner des quatre fers.
Il faut savoir que ces vignes sont essentiellement gérées par les municipalités dont elles dépendent. Certaines s’en occupent directement, d’autres, comme à Argenteuil ou Suresnes sollicitent des œnologues. Et c’est peut-être là où le bât blesse. Patrice Bersac préconise, en effet, une véritable professionnalisation de ces exploitations pour faire émerger durablement l’offre francilienne : « la viticulture et la politique française ne défendent les intérêts que des viticulteurs reconnus comme tels. Sans laisser de place pour les autres. »
Affaire à suivre. En attendant, je vous invite à déguster des vins issus de ce terroir.

A noter : Les cépages principaux sont le Chardonnay, le Sauvignon et le Pinot gris en blanc et, en rouge, le Pinot Noir et le Gamay.
Photographies ci-dessus (par ordre d’apparition) : La Défense, Issy-Les-Moulineaux, Montmartre
Plus d’infos sur : http://vigneronsfranciliens.fr/
Dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 avril, le Val de Loire a connu de graves gelées qui ont durement endommagé le vignoble. Selon les premières estimations de l’interprofession, il y aurait 10 à 70% de perte sur la récolte 2012.
Les températures sont descendues jusqu’à - 5°C, fragilisant sévèrement les vignes. Ce gel arrive à une très mauvaise période, celles-ci n’ayant que deux ou trois tendres feuilles étalées.
La vallée du Cher qui comptent des cépages précoces (Gamay et Chardonnay) est l’un des vignobles les plus sinistrés. Les vignobles de Cheverny, Oisly et Noyers sur Cher n’ont pas été épargnés et comptent d’importantes pertes. « Les cœurs de terroirs », où l’on trouve les vignes les plus anciennes, semblent avoir été préservés du gel. Les vignobles d’Anjou, du Jasnières et du Muscadet n’ont pas non plus souffert.
Saint-Nicolas-de-Bourgueil
Vins de Loire
Ce vignoble du Val-de-Loire, qui épouse les contours de la commune de Saint-Nicolas-de-Bourgueil, produit des vins rouges de grande qualité. Situé sur la rive droite de la Loire, classé AOC, il s’étend sur environ 1050 hectares sur la route des grands châteaux de la Vallée des Rois. Notons qu’il s’agit de l’unique vin rouge de Loire qui soit vinifié sur une seule commune.
Même si le Cabernet Sauvignon est toléré à hauteur de 10% de l’assemblage, l’appellation Saint-Nicolas-de-Bourgueil est exclusivement composée de Cabernet Franc.
C’est ce qui lui donne ses caractéristiques sensorielles et gustatives distinctives. Vifs et racés, ces vins possèdent une robe éclatante, de couleur pourpre, un nez intense de fruits rouges et des notes de violette, de réglisse et d’épices. Equilibré et fin, les tanins sont souples et agréables. Il se mariera très bien avec les charcuteries, les viandes blanches, ou encore les fromages mi-affinés.
Il possède par ailleurs un bon potentiel de garde (jusqu’à 10 ans).
Prix : Environs 7 euros la bouteille.
Chaque semaine, de-vin donne la parole à un(e) amateur(rice) œnophile. Aujourd’hui, Paola nous emmène au Pays Basque.
Kaliquoi ?
Voyageons aujourd’hui au Pays-Basque, grâce à une recette éthylique d’exception. Ne vous y méprenez pas, je ne vais pas vous parler de la Sangria, cocktail ibérique connu et reconnu, nécessitant des dizaines d’ingrédients, ou presque.
L’équation est simple. Kalimutxo = 1/3 de coca + 2/3 de vin.
Les amoureux de grands crus crieront au blasphème. Toujours est-il que le Kalimutxo (prononcez ‘Kalimoutcho’) est bien pratique pour éviter de gaspiller les quelques bouteilles qui croupissent au fond de votre cave ou que Monsieur Pignon a ramené lors du dîner précédent.
Et pour cause, les habitués du Kali vous diront que la qualité du vin n’influe en rien sur le goût du breuvage final. Surprenant même, le coca qui y est associé détient davantage d’importance : il doit avoir tout son sucre, ses bulles et sa caféine ! Et oui, le Kalimutxo est avant tout une boisson pour faire la fête toute la nuit. Ne vous limitez donc pas à un verre, mais optez pour la gourde, à partager avec tous vos amis.
Cette boisson détient un autre avantage : peu connue en France, et souvent dénigrée, elle vous permettra de briller (à votre manière) en société, d’afficher votre exotisme et votre goût pour l’innovation.

Convivial et économique, le Kalimutxo est la boisson parfaite des soirées d’été ensoleillées. A consommer avec modération (évidemment !) il sera l’un de vos compagnons favoris pour les fêtes en tous genres et apéros sur les plages basques…
L’Alsace a été la dernière région à entrer dans le système des AOC, en 1962. Les vins d’Alsace sont obligatoirement embouteillés, en flûte d’Alsace, dans leur région de production.
Pour compléter le billet précédent sur les vins alsaciens, de vin vous présente les trois appellations du vignoble alsacien.
« Les AOC (Appellations d’origine contrôlée) identifient un produit, l’authenticité et la typicité de son origine géographique. Elles sont garantes de ses qualités et de ses caractéristiques, de son terroir d’origine, du savoir-faire du producteur, de l’antériorité et de la notoriété du nom. La quantité et le contrôle d’étiquetage des produits sous AOC répondent à un cahier des charges validé, en France, par l’INAO (Institut National de l’Origine et de la Qualité). »
Appellation Alsace Contrôlée
C’est l’appellation de base indiquant le cépage utilisé (Gewurztraminer, Muscat, Pinot Blanc, Pinot Gris, Pinot Noir, Riesling, Sylvaner). Les vins de l’AOC Alsace proviennent intégralement de l’un de ces cépages. Aussi, les vins (Edelzwicker, Gentil) issus d’un assemblage de cépages ne peuvent en bénéficier.
Appellation Alsace Grand Cru Contrôlée
51 vignobles alsaciens délimités par l’Institut National des Appellations d’Origine ont droit à la qualification “Grand Cru”. Seuls les 4 cépages dits “nobles” (Riesling, Muscat, Pinot Gris et Gewurztraminer) peuvent en bénéficier. Le degré minimum naturel d’alcool est de 10 degrés pour le Riesling et le Muscat, 12 degrés pour le Pinot Gris et le Gewurztraminer.
Appellation Crémant d’Alsace Contrôlée
Les crémants d’Alsace ont été reconnus en 1976 par l’INAO. Élaborés selon la méthode traditionnelle (auparavant connue sous le nom de méthode champenoise), ces “vins d’Alsace effervescents” proviennent généralement des cépages suivants : Pinot Blanc, Pinot Gris, Riesling et Pinot Noir. Élaborés par une seconde fermentation, ils sont issus de raisins récoltés au début des vendanges.
Par ailleurs, on distingue deux autres mentions, en vigueur depuis 1983.
Vendanges Tardives
Les Vendanges Tardives proviennent d’un des 4 cépages “nobles” récoltés en sur maturité lors d’années exceptionnelles. Les richesses en sucre naturel à obtenir sont réglementées : 220g/L (13 degrés) pour le Riesling et le Muscat, 243g/L pour le Pinot Gris et le Gewurztraminer (14,4 degrés). Notons que la chaptalisation est interdite. Cette dernière consiste à ajouter du sucre au moût, suite à la fermentation alcoolique, pour augmenter le degré d’alcool final du vin.
Sélections de Grains Nobles
Provenant d’un des 4 cépages “nobles”, elles sont obtenues par des tris successifs de grains atteints de pourriture noble (“botrytis cinerea”). Les richesses en sucre naturel sont les suivantes : 256g/l soit 15,2 degrés pour le Riesling et le Muscat, et 279g/l soit 16,5 degrés pour le Pinot Gris et le Gewurztraminer. La chaptalisation est là aussi interdite.
| — | Léonard de Vinci |
A l’occasion de la 18ème édition du Printemps des Vins de Blaye, plus de 80 vignerons de Blaye Côtes de Bordeaux vous convient pour déguster leurs meilleurs crus.
Rendez-vous les samedi 14 et dimanche 15 avril 2012, de 10h à 20h, à la Citadelle de Blaye.
Plus d’infos sur www.printemps-des-vins.com

